Goldfrapp – Supernature (2005)

Prenez Roxy Music, Kate Bush et Gary Numan, mixez le tout avec une bonne cuillerée de Donna Summer et vous obtenez un excellent cocktail musical…


Le nom de Goldfrapp demeure toujours obscure pour une très grande majorité du public (et c’est bien pour ça que cet article existe, si tout le monde connaît quel intérêt ?). OK si vous passez une sélection de leurs titres, on en reconnaîtra un ou deux, mais on ne réalisera que rarement qui est derrière.

Donc pour ceux qui découvre Goldfrapp et se demandent ce que diable recouvre ce nom :

Alison Goldfrapp est une artiste unique, une diva au sens premier du terme, qui a su se ménager une alcôve très personnelle au sein de la musique électro moderne, où nous entendons les sons identiques de tant de groupes similaires. Accompagnée de son acolyte Will Gregory, son style que l’on pourrait qualifier d’électro funk ne plaît pas instantanément à tout le monde, mais il est rafraîchissant et original, par les temps qui courent c’est précieux. Après leurs deux premiers albums, Felt Mountain et ses ambiances sonores luxuriantes et le disco de Black Cherry, voici Supernature.

La production est brillante, le son est habilement déformé et pétillant. Alison chante comme une diva accompagnée de beats électro et d’un mille-feuilles de synthés. Ce n’est pas aussi sombre et effrontément sexuel que le prédécesseur Black Cherry, les titres transportent de la joie. S’y ajoutent quelques attitudes Glam Rock. Pour cela, nous aurons besoin d’une dose de T-rex, avec un peu de Shakespear’s Sister pour faire bonne mesure.

Supernature est un excellent mix de tempos variés, du lent et mystérieux Let It Take You et Time Out From This World, au rapide Ooh La La, l’ensemble des pistes est faite pour vous trotter dans la tête, à noter l’absence de remplissage, chose rare de nos jours, c’est avec une joie non dissimulée qu’on l’écoute dans son intégralité.

Les pistes d’anthologie :

Le très contagieux Ooh La La, évidemment, qui pourrait très bien avoir été écrit par le défunt Marc Bolan,

Time Out From This World, magnifique chanson d’ouverture pour un film encore à concevoir

et Fly Me Away, qui pour moi est un très bon clin d’oeil adressé au Trans Europe Express de Kraftwerk, mélangé habilement aux plus fines compositions europop de Air.

Le reste de l’album est superbement équilibré alternant funky et mélodies douces. L’ensemble est très cohérent, les titres ont un fort caractère et se construisent en crescendo pour au final vous emmener dans une course folle jusqu’à la fin.

Supernature est imprégné d’un souffle sexy et très frais qui fait bouger, parfait pour se préparer pour une nuit, et incontournable pour tout electro addict. Il est de ces albums qui font que nous sommes heureux d’écouter de la musique.

Ceux d’entre vous qui n’accrochent pas dès le départ : lui donner une chance. Il m’a fallu quelques écoutes pour vraiment entrer dedans. Dans la jungle de l’électro où l’éphémère est la règle, seuls quelques chefs d’oeuvre survivront à l’épreuve des ans, Supernature en fera partie. Glammy, dizzy, dancey, impossible à traduire ! Un album qui donne envie de porter talons et rouge à lèvres ROUGE et de sortir au hasard des envies…

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