Sandrine Hayat – Pop Inside

Quand plexi rime avec comics, et enfantine rime avec Marylin… Ou comment parler de pouvoir, de sexe, d’argent et de puissance sans en avoir l’air.

Pénétrer le monde de Sandrine Hayat, c’est un peu se confronter au mix d’un DJ cultivé et fondu des enchaînés frénétiques. Bien sur on reste sur le terrain connu de l’esthétique publicitaire propre à la société de consommation, mais Sandrine est jusqu’au boutiste, elle présente même ses oeuvres sous forme de table basse, comme une manière de faire réellement entrer l’art dans le quotidien, je trouve la table M&Ms extraordinaire !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette jeune artiste autodidacte a optée pour la technique du collage, si importante dans l’Histoire de l’art et du graphisme, chez Dada comme dans les travaux préparatoires de Lichtenstein ou les premières œuvres de Basquiat. Et surtout, ces collages s’inscrivent dans l’essence même du Pop Art. Une fois la composition de collage faite, Sandrine Hayat retravaille le tableau à la peinture, y ajoutant des détails, paillettes glitter, splashs fluos, figures, le ponctuant parfois de phrases ou de mots, calligraphiés comme des graffitis.

Et comme Basquiat, encore lui, le disait, « Je commence une image et je la termine. Je ne pense pas à l’art quand je travaille. J’essaie de penser à la vie », Sandrine Hayat s’immerge totalement dans les milliers de messages et signaux que nous recevons chaque jour, symptomatiques du monde contemporain des médias qui envahit nos écrans et notre environnement. Et comme dans la « vraie » vie, nous ne retenons qu’une infime partie de ceux-ci. Ainsi ses oeuvres, semblant si faciles et accessibles au premier regard, demandent, pour en découvrir toute la richesse, d’y revenir régulièrement.

 

 

 

 

 

 

 

 

Cependant bien loin de tomber dans un ton revendicateur et sombre, Sandrine Hayat se réapproprie les thèmes de l’enfance, des jeux vidéos et autre bandes dessinées et mélange le tout dans un pop shaker inspiré. On s’enthousiasme de la variété de médiums utilisés, et de l’effet kaléidoscope que l’on se prend en pleine poire. Dans tous les cas la visite promet d’être fun.

L’artiste expose à partir du 3 février 2011, dans la nouvelle Galerie dédiée à l’art contemporain : La Galerie Caroline Bober, située au 32 rue Jean Mermoz, à Paris, et vite vite vite c’est jusqu’au 28 février !!!

 

Vous ne pouvez pas y aller, dommage, mais il vous reste ce lien permettant de visionner l’ensemble des oeuvres :

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :